Après avoir bénificié d'une rénovation et d'une restauration complètes, le Musée des Beaux-Arts de Gand rouvrit ses portes en 2007. Le splendide bâtiment a été créé en 1898 par l'architecte Charles van Rysselberghe, qui l'a conçu comme un temple classique dédié à l'art.
La collection présente une image variée de l'art flamand, du Moyen Âge à la première moitié du XXe siècle. Parmi les oeuvres incontournables de l'art ancien, citons deux chefs- d'oe uvre de Jérôme Bosch. Mais l'accent est surtout placé sur les oe uvres des XIXe et XXe siècles. Une vaste collection de tableaux, de sculptures et de dessins familiarise le visiteur avec les courants artistiques du XIXe siècle, du réalisme et du romantisme à l'expressionnisme et au surréalisme du XXe siècle, en passant par l'impressionnisme et le symbolisme.
Le Musée des Beaux-arts de Gand a rouvert ses portes voici deux ans après avoir été fermé au public pendant quatre ans. Le jury constate que la rénovation n’a pas uniquement porté sur des innovations techniques mais a également mis l’accent sur le public. Tous les escaliers ont à présent des rampes et les salles d’exposition et bureaux sont tous accessibles par ascenseur. De nouveaux sièges ont également été installés dans toutes les salles d’exposition.
Le jury fait l’éloge des efforts supplémentaires consentis par le musée pour les jeunes visiteurs. Pour les enfants, le musée propose à présent des textes illustrés spéciaux à côté d’une quinzaine d’œuvres majeures. Les jeunes âgés de 16 à 26 ans ont leur propre guide et chaque jeune qui visite le musée reçoit ce guide gratuitement. Le musée possède un grand atelier pour les jeunes qui organise presque quotidiennement diverses activités.
Dans son action éducative, le musée s’occupe de groupes cible spécifiques. Dans ce cadre, le musée fait appel à plusieurs associations du milieu socioculturel comme le service communale des seniors, le service d’intégration et les organisations d’immigrés.
En 2008, le musée a participé à « Art in the Dark », un projet sous la houlette de Blindenzorg Licht en Liefde. Des médiateurs de terrain comme des aveugles et des malvoyants ont eu droit à une visite du musée par des guides voyants. Quant à l’avenir, le musée entend utiliser une fonte adaptée, ce qui est d’ores et déjà le cas pour l’exposition « Emile Claus en het landleven ».
Les personnes défavorisées et les personnes âgées turques bénéficient elles aussi de l’attention du musée. Pour un euro, les personnes défavorisées peuvent se rendre dans le musée en collaboration avec le Service Arts de la ville de Gand. Pour les personnes âgées turques, c’est le projet VeTo qui s’est attelé à leur rendre le patrimoine flamand accessible.
Dans ses expositions aussi, le musée vise une grande diversité : la fameuse « British Vision », Piranesi en collaboration avec l’université de Gand et l’invitation à l’ « artist in residence » Philippe Vandenberg.
Le jury admire la manière dont le musée veille, de manière intégrale et permanente, à plaire à son public. Sans se reposer sur les nombreux lauriers qu’il a déjà reçus, le musée poursuit son travail en toute quiétude et discrétion. Le jury espère que cela continuera ainsi et est convaincu que le beau musée dépensera judicieusement la somme remportée.